Fracture Internet; Moins d’opportunités possibles au Québec et au Canada (0)
Deux articles bien écrits dans Le Devoir aujourd’hui: La fracture numérique, Faire d’Internet un service essentiel, via @pgmartin.
2 phrases-clés cités de ces articles:
En cinq ans, le Canada est passé du 9e au 19e rang mondial en matière de technologies de l’information et des communications
…
Après avoir bombé le torse, au milieu des années 1990 avec un réseau de transmission de données numériques à l’avant-garde et des branchements au Web dont la rapidité faisait brûler d’envie le reste de la planète, le Canada n’a désormais plus les moyens de plastronner.
Le Québec et le Canada me font beaucoup penser à la France fin des années 90. Ce pays avait misé sur le minitel, une innovation technique (et commerciale) dans les années 80; mais avec pour résultat un retard certain dans les habitudes des français sur l’Internet et les services fournis par les entreprises, par rapport au reste de l’Europe, de l’Amérique et de l’Asie.
Au Canada, la construction des infrastructures télécom semble s’être s’arrêté dans les années 90. 10 ans plus tard, on a des réseaux CDMA (qui doit faire place au GSM), de la fibre noire non utilisée (deployé par Hydro-Québec et le gouvernement du Québec en 95), et peut-être aussi des modèles d’affaires à revoir, surtout au niveau de la tarification des services.
Pour reprendre l’exemple de la France, le gouvernement français a exigé la dérégulation, forçant France Télécom à ouvrir ses accès, et favorisant l’entrée de nouvelles compagnies innovateurs. Je pense à Free, Orange et tous les opérateurs maintenant qui offrent maintenant la quadruple play (TV numérique, téléphone, Internet, cellulaire au même prix d’une connexion internet ADSL au Québec)
Les 2 articles du Devoir concluent en évoquant les conséquences. Je me dit que dans un pays où on ne voit pas toutes les possibilités de connexion, il y a forcément beaucoup moins d’idées d’innovation, on se ferme la porte à des opportunités (ou on n’est même pas au courant…).









