L’heure finale de capazoo (27)
Si vous avez l’occasion de lire La Presse aujourd’hui, n’hésitez pas à faire un tour dans la section Affaires. Outre un article amical sur Station-C, on y trouve la première partie d’une enquête sur Capazoo, surnommé le “Facebook du Québec” par le journaliste Francis Vailles (1 – 2 – 3 – 4)
On y apprend que Michel Verville a deposé une requête en cour le 29 janvier dernier, demandant de démettre son frère Luc Verville de la direction de la compagnie et de nommer une équipe de son choix à la tête de capazoo. Dans sa requête, Michel Verville, qui était l’instigateur et le fondateur du projet, affirme avoir été évincé de la compagnie suite à une longue série d’imbroglios et de pratique d’affaires douteuses.
Il y aussi toute une série d’articles dans la suite du journal à propos du manque de transparence dans la gestion de la compagnie, de comissions arbritraires, de réserves provenant des comptables chargés d’auditer la compagnie, de leurs liens avec le milieu du porno, de poursuites judiciaires lancées par des ex-employés qui ont été floués dans leur contrat, et de la longue histoire de faillites et d’affaires douteuses passée des frères Verville, etc.
Par exemple, les fondateurs se prenaient 10% directement dans leur poche des fonds levés des investisseurs, pratique qui en soi n’est pas illégale, mais devrait “faire dresser les cheveux sur la tête” de n’importe quel gestionnaire. Autre point révélateur, les “investisseurs” actuels dans la compagnie avouent ne pas savoir qui contrôle l’entreprise, ni même à quoi sert exactement capazoo. Allez savoir, ils sont sûrement plus occupés à suivre les résultats du hockey ou du football qu’à se demander comment devrait être conçu un service sur Internet.
Je considère que ceci clôt l’affaire capazoo. On en a parlé longuement ici il y a quelques mois de cela, on sait qu’ils ont un modèle d’affaires bancal (ils ont été nommés dans les applications web les plus stupides de 2007 par Mashable), et qu’au rhytme à laquelle ils brûlent leur actifs, ils devraient fermer dans 1 ou 2 mois. Le seul moyen pour continuer était de lever des fonds supplémentaires auprès d’autres investisseurs, mais après la couverture aujourd’hui, il faut être fou pour miser un seul sou dans capazoo. J’imagine que pour les frères Verville, la bataille judiciaire actuelle était leur porte de sortie de l’aventure capazoo et leur permettra dans le futur d’affirmer que capazoo était un échec à cause d’une histoire personnelle, et non à cause de leur pratiques d’affaires.
On pardonne beaucoup dans le milieu de l’entrepreneuriat, par exemple les échecs passés, et on peut même ne pas tenir compte du manque d’expérience en gestion, ou d’expérience, mais une des choses qu’on ne peut oublier est la malversation. Le pire dans l’histoire, c’est que capazoo donne une image d’escrocs de l’entrepreneuriat technologique, et de montréalais qui gagnent malhonnêtement leur vie, et ça c’est quelque chose que je ne peux pas pardonner.











Matthew?
Ça risque de créer de l’ombre sur de belles histoires de réussite qui sont en cours de création à Montréal.
Heri, je ne pense pas que c’est le cas, pour la simple raison qu’il ne s’agit pas d’un projet d’entrepreunariat technologique. Je dirais plutôt une fraude style Norbourg et cie, laquelle on a tenté de dissimuler avec un peu de sauce ‘social networking’.
Ce qui est malheureux c’est que des gens qui ne connaissaient pas le domaine se sont fait prendre. Le manque d’impliquation d’un investisseur (ange ou VC) avec de l’expérience dans le secteur aurait dû servir comme indice majeur que quelque chose n’allait pas bien.
C’est vraiment dommage qu’ils soient à Montréal. J’espère que l’affaire (et Capazoo) s’éteindra le plus vie possible et que les média sauront focuser sur les bonnes entreprises technos de Montréal.
Quelques extraits que je retiens:
« Michel Verville a été reconnu coupable de fraude au criminel en 1997 alors qu’il était entrepreneur en construction à Québec, a appris La Presse Affaires. Il s’est vu imposer une peine d’un an avec sursis, ce qui lui a valu 240 heures de travaux communautaires »
« Depuis, la PME a fait l’objet de cinq poursuites, dont quatre sont encore pendantes. Les poursuivants, qui ont travaillé pour monter le site internet, réclament de 14 500$ à 89 730$. »
« Mais les choses s’enveniment avec la nomination chez Capazoo de deux dirigeants expérimentés dans le secteur de la pornographie sur l’internet. »
« (Raymond Chabot Grant Thornton) Notre examen indique certaines déficiences dans le système de contrôle interne. Nous avons donc été incapables d’établir avec satisfaction, par les mesures normales de vérification, que toutes les dépenses ont été justifiées »
« De son côté, la somme récoltée par Michel Verville est constituée de salaires et d’avances qui ne comportent ni intérêts ni modalités de remboursement. »
L’heure finale de capazoo http://tinyurl.com/32g7q5
http://www.quantcast.com/capazoo.com
Et pour le nombre de visiteurs, une comparaison avec MTW et SOJ:
http://siteanalytics.compete.com/capazoo.com+montrealtechwatch.com+standoutjobs.com/?metric=uv
Je dirais que ca n’a pas l’air d’aller tres fort – pour qu’un reseau social aie la moindre chance de succes, ils ont besoin d’un element viral et de l’hyper-croissance.
Il n’est plus sur le payroll!
la vérité resurgit. Capazoo est un effet une belle arnaque. Matthew???? no more comment? ahahha
Il n’est plus sur le payroll!
capazoo (cRapazoo) blows through $25M (article in french) http://tinyurl.com/2vvd95
Nous ne connaissions pas Capazoo donc nous avons fait des recherches pour en connaitre d’avantage. Rien. Il n’y avait rien à part les noms des fondateurs….et dans Google…rien sur eux.
Nous sommes donc allé les rencontrer à leur bureaux dans le vieux. Capazoo, un site de social networking, allait révolutionner la façon d’interagir et permettre de faire de l’argent pour les usagers.
Une rencontre donc avec le VP des communications, la directrice du marketing et ensuite le président fondateur. Nous avions nos doutes en rentrant dans ce rdv car il n’y avait pas d’information disponible. Les membres de l’équipe de Cossette ont de l’expérience; connaissent bien le milieu web, les paramètres de lancement d’une nouvelle marque…etc. Il était évident que cette société, dans les premiers instants de notre rencontre, était une arnaque…un gouffre financier. Il y avait 140 employés, des super bureaux….mais pas de produit, rien d’exceptionnel.
Vers la fin de la rencontre (entre les 3 nous nous sommes regardés plusieurs fois pendant le rdv avec un air de dégout), il était clair que l’agence n’allait pas s’associer à cette compagnie, à ces individus. Nous n’avons pas donné suite à la rencontre.
A noter, il y a certaines personnes dans l’organisation de Capazoo qui n’étaient pas au courant…et il y avait certaines personnes qui fermaient les yeux car ils voulaient y croire…ca allait affecter leur avenir, la possibilité de faire beaucoup d’argent (le rêve d’un .com??). Les premiers ne doivent pas être jugés méchamment. Les deuxièmes doivent admettre qu’ils viennent d’apprendre une sérieuse leçon d’humilité…
Pour ceux qui ont initié le projet (les fondateurs), ils doivent être trainés en justice. C’est complètement inacceptable surtout dans une communauté aussi fragile et ‘instable’ que le monde de l’investissement (VC, anges…etc).
[...] Montréal techwatch en rajoute une couche avec une conclusion tout simplement prévisible ici : http://montrealtechwatch.com/2008/02/11/lheure-finale-de-capazoo/ [...]
[...] has been covering this at Montreal Tech Watch and his last post on the subject stirred up quite a cat fight in the comments. You just can’t [...]
my Fake response to you would be: you’re absolutely right ;)
Je me souviens très bien de l’affaire Cossette. N’y a-t-il pas eu des propos à l’effet que Cossette aurait proféré le mot “joke” en décrivant Capazoo, ou quelquechose du genre?
[...] des frères Verville ont peut-être effrayés les investisseurs nerveux. En février dernier, des blogueurs et observateurs technos voyaient en Capazoo, un “Piège-à-cons 2.0″. Vous avez des [...]
Matthew?
[...] à un commentaire publié ici et un autre sur mon blogue ici, je me demande ce qui se passe réellement avec Capazoo? On savait [...]
[...] those who didn’t get the story, the Capazoo adventure was started 2 years ago. It was advertised by its founders to be the next [...]
Cristina Dumitru
418.877.8270 poste 2009
Cristina.dumitru@publicationweb.com
http://www.publicationweb.com
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