“Le temps d’agir!” (4)
Hélène Desmarais, qui dirige le Centre d’entreprises et d’innovation de Montréal, a publié aujourd’hui une lettre dans le journal de son papa La Presse, qui souligne le manque de capital d’amorcage pour les entrepreneurs en technologie.
Elle s’appuie notamment les résultats de l’étude du Secor. Dans la période 2006-2007, on aurait eu seulement 8 projets d’entreprise en haute technologie financés au Québec. Elle explique par la suite qu’après les recommandations du rapport Brunet en 2003, le capital privé s’est désengagé du secteur du démarrage d’entreprise, préférant se concentrer sur des entreprises en expansion (lire: des entreprises ayant des modèles d’affaires déjà prouvés)
Je trouve cependant la conclusion de la lettre surprenante, elle suggère en effet de mettre en place des programmes gouvernementaux pour stimuler les nouvelles entreprises en technologie. Compte tenu de la vitesse actuelle à laquelle les technologies se développent, je doute qu’un organisme gouvernemental puisse avoir l’expertise, le dynamisme et le leadership pour supporter des compagnies émergeantes en technologie. Elle mentionne à juste titre la Silicon Valley et la région de Boston, qui fleurissent justement grâce au libre marché, aux entrepreneurs, aux investisseurs, qui disons-le, prennent plus de risques et n’hésitent pas à faire les choses en grand par rapport au Québec. Est-ce qu’il vous pourrait probable de voir des fonctionnaires du gouvernement du Québec appuyer des projets d’applications facebook, des projets de réseaux sociaux, de développer des applications pour des librairies comme OpenSocial ou Android? Non pas que des applications facebook soient plus porteurs d’avenir ou meilleurs que d’autres technologies, mais ils sont justement plus risqués, avec des modèles d’affaires encore à prouver, même inexistants à l’heure actuelle.
Néanmoins, à part cette conclusion, elle n’a pas tort. En soi, le Québec a besoin d’encourager plus les entrepreneurs et ceux qui innovent en technologie, et j’espère cet article aura un large écho ici. Montréal commence déjà à s’organiser dans ce sens, et je suis sûr que cela va encore se renforcer dans les mois et années à venir, même si j’ai des points d’interrogations pour le reste du Québec.










Salut Heri,
Honnêtement, je suis tres septique.
En France, par exemple, on a des programmes de financements d’entreprises par le gouvernements. Mais ils sont lourds et lent a se mettre en place; ils n’ont jamais réussi a favoriser le développement de startups, bien au contraire.
Le financement prive est beaucoup plus efficace mais quasiment inexistant en France.
complètement d’accord avec toi
(a part les crédits d’impôts, je pense que des organismes gouvernementaux font plus de mal que de bien pour les startups)
Je suis entièrement d’accord avec vous 2. Je suis également très sceptique par rapport à l’efficacité de l’aide gouvernementale pour les entrepreneurs en technologie.
Sans dire que j’ai fait toutes les démarches nécessaires, j’ai pu constater la rigidité de certains programmes gouvernementaux pour financer les entrepreneurs. C’est comme s’ils ne connaissaient absolument rien de la réalité du Web et de ses possibilités.
Par exemple, je me suis présenté à la SDE afin de m’informer sur les options de financement possibles… on m’a dit que “les projets informatiques étaient bien difficiles à faire passer au comité”. Autre fait fascinant, on m’a dit que, pour avoir droit à ce financement, je devais être en mesure de vivre du projet en question dans l’espace d’un an. Et là on s’entend qu’on parle pas de financement à tout casser… à peine ce qu’il me faudrait pour vivre.
Tout ça m’a plutôt refroidi.
D’après mon expérience, on passe plus de temps a courir après les subventions qu’a vraiment travailler sur son projet; c’est une pure perte de temps.
Comme tu le dis, Frank, ils ne comprennent pas grand chose a cette nouvelle économie et c’est quasiment impossible de leur “vendre” un projet.
A mon avis, il vaut mieux ne pas compter sur eux.
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